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See, that’s what the app is perfect for.

Sounds perfect Wahhhh, I don’t wanna

Rebondir.

Je ne savais pas quand le syndrome de la page blanche me laisserait enfin tranquille. Ça y est ! Du jour au lendemain, le déclic. Et tôt ou tard, je savais que ce texte « sortirait ».

Hier j’ai fait une erreur. Rien de dramatique. Une erreur comme on en fait tous, une erreur parce qu’aucun de nous n’est parfait. Or, toute critique vis-à-vis de nous-même se réfère à une exigence de perfection. J’ai déjà mis cette citation plus loin dans ma page, mais elle est parfaitement liée au contexte de ce texte : « Ne craignez pas la perfection, vous ne l’atteindrez jamais » (Salvador Dali).

Mais voyez cela positivement : chaque erreur fait grandir. On apprend tous, tous les jours et de tous. Pour ma part, après un événement dur à vivre personnellement, j’ai eu un petit coup de « mou ». Là encore, rien de dramatique ! Le monde entier a des jours « avec » et des jours « sans ».

Mais je voulais partager cette expérience avec vous, chers lecteurs…

Parenthèse 1 : à titre personnel ou via Facebook, vous êtes de plus en plus nombreux à apprécier ce que j’écris et je vous en remercie du fond du cœur.

           Revenons-en à nos moutons. L’essentiel dans les erreurs que l’on fait, c’est de ne pas ruminer, ressasser. Je sais que ceux qui me lisent ont souvent tendance à le faire, et c’est pourquoi j’essaie aussi, à travers ce texte, de (me permettre, sans prétention) de donner quelques conseils. Si, à la suite d’une « erreur » (je n’aime pas ce terme), vous vous sentez mal, que vous n’aimez pas ce que vous venez de dire, de penser ou de faire, alors ne vous châtiez pas. Ne vous injuriez pas. Décidez simplement d’agir différemment la fois suivante, d’essayer un autre comportement ou une autre pensée.

Bien souvent, l’interprétation négative que l’on fait de l’acte ou des paroles mal vécues nous empoisonnent pendant une journée, une semaine, un mois… Mais cela nous détruit ! Dans l’instant « de l’erreur », au lieu de culpabiliser, respirer profondément, calmez-vous, étudiez les alternatives et les solutions, et acceptez-vous tels que vous êtes. Ne gardez pas vos remords sur le long terme. Pensez, s’il vous plaît, à toutes les opportunités, les rencontres, les moments magiques à côté desquels vous pourriez passer, pendant que vous vous renfermez sans regarder la beauté de votre entourage : « je n’aurais jamais dû dire ça ! Je n’aurais dû faire ça ! ». Carpe Diem. Vivez le moment présent, et surtout pas dans le passé.

Parenthèse 2 : ne vivez pas non plus dans le futur, mais nuançons ce propos : en tant qu’adultes autonomes, certaines décisions et démarches sont nécessaires. Notez cependant que l’avenir n’est jamais certain, et que nous ne le maîtrisons pas.

Le message que je veux vous faire passer, c’est que le temps de notre réflexion par rapport à notre erreur est important, mais ne doit pas devenir envahissant. Pas d’interprétation faussement imaginée, ni de culpabilité inutile. Mais une remise en question : qu’est-ce que j’ai appris de cette erreur ? Comment m’améliorer, comment agir pour que cela ne se reproduise plus ? En bref, acceptez que vous avez commis une erreur, mais au lieu de mettre l’accent sur l’erreur en elle-même, mettez-le sur votre capacité à la résoudre.

Suzanna MC Mahon (dont une critique de livre sortira bientôt) a écrit :

« La douleur est un extraordinaire professeur, si vous vous ouvrez à ses enseignements. »

           D’autre part, imaginez ce que vous diriez à votre meilleur ami s’il commettait une telle erreur : je connais votre réponse. Vous seriez compatissants, vous lui parleriez en le soutenant, en lui disant que ce n’est pas si grave… Et bien, faites pour vous-même ce que vous aimeriez que les autres fassent pour vous. Encore une petite phrase se Suzanna MC Mahon (décidément, il faut vraiment que je termine ce livre exceptionnel !) :

« Comblez-vous vous-même et vous n’aurez plus l’impression

qu’il vous manque quoi que ce soit dans votre vie. »


La morale de cette histoire

Errare humanum est. Nous sommes ce que nous sommes, et tant mieux. Il vous arrivera encore de faire des choses que vous auriez préféré éviter. Du fait que vous êtes un Homme, vous avez le droit à l’erreur. Apprenez à vous estimer, présentez-vous des excuses puis tournez la page.

Réflexions.

Réflexions et découvertes.

Je me trouve dans une période charnière de ma vie. Après une longue période de doute, me voici maintenant à m’affirmer, moi, si timide. Qui l'eût cru ?

Supélec n'était pas une école faite pour moi. Ce milieu ne me convenait pas. Mon hospitalisation m’a appris beaucoup de choses sur la vraie vie. Enfermée dans ma bulle de privilégiés, je n’avais pas conscience de la misère. J’ai rencontré des toxicos. Des alcooliques. Des bipolaires. Des personnes en burn-out si intenses qu’ils en devenaient complètement paralysés, à la fois physiquement et psychologiquement. Beaucoup venaient de milieux très modestes.

J’ai revu mes idées reçues, mes préjugés et mes a priori. Toutes ces personnes sont normales. Elles ont simplement une faiblesse. Il y en a des jeunes, des moins jeunes. Des noirs, des blancs (et puis des jaunes, des verts, des bleus des rouges…). Des handicapés, ou non. Des cons, des intelligents. Des sympas, des méchants. Bref, comme partout ailleurs.

Et puis il y a A***. Un ami précieux, beau gosse issu d’une école de commerce, avec un cerveau qui fonctionne à 200%. Un sportif de haut niveau. Quelqu’un de souriant, empathique, sociable, adorable. A*** m’a remise sur pieds, dans le droit chemin. Il fait partie des personnes qui m'ont aidées à ne pas passer à côté de la vie. Il m'a botté le c** au moment où il fallait, et a changé ma vision de l’existence.

J’en suis venue à revoir mon conditionnement sociétal (ou du moins, je tente de le faire). Dans la vie, il faut le dire, on est seul. Malgré la famille, les amis, c'est à nous seuls d'avancer. “Andy, ne laisse jamais quelqu’un te dire ce dont tu n’est pas capable. C’est à toi de choisir et de vivre ta vie.” (Laurent Gounelle)

Alors, j’ai assumé. Assumé mon parcours bancal, mes faiblesses qui me rendent plus forte chaque jour. Je ne fais plus attention au regard des autres. Et je souris. Je le répète sans cesse, mais “le sourire que tu envoies revient vers toi.” Rien n’est plus vrai. Je deviens peu à peu ouverte et chaleureuse. La sensibilité et l’émotivité que je cachais me rendent maintenant fière d’être moi.

Même dans le métro, chaque jour, il s’en passe des choses… Demander à quelqu’un ce qu’il lit. Sourire à un enfant. Retrouver une amie de jeunesse. Discuter avec une femme qui vient d’adopter un chaton abandonné dans une poubelle. Réconforter une personne en pleurs. Je prends du plaisir à faire plaisir, et c’est la plus belle chose qui ne me soit jamais arrivée.

Et puis, les gens le remarquent. Inconnus ou non, ils sont naturellement plus enclins à révéler la profondeur de leur âme lorsqu’ils sentent une personne humaine et “open-minded” en face d’eux. Alors, on reçoit de la reconnaissance et l’on est valorisé. La bonne action s’inverse. Elle se retourne vers soi, transcende l’exigence que l’on peut avoir envers nous-mêmes, et nous rend plus indulgents : nous devenons notre meilleur(e) ami(e).

Pour résumer, rien de tel que ces belles paroles de Grand Corps Malade :

“Un regard, une rencontre…
Un été, un sourire…
Un numéro, un mail, une attente, un souvenir…
Un appel, une voix, un début, un rencard…
Un horaire, un endroit, une venue, un espoir…
Une terrasse, un café, un dialogue, un moment..
Un soleil, une lumière, un coeur, un battement…
Une seconde, une minute, une heure, un plaisir…
Un au-revoir, une prochaine, une promesse, un désir…
Un après, une durée, une patience, un silence…
Un doute, un pourquoi, un regret, une distance…
Un retour, une surprise, un déluge, une marée…
Une suite, une envie un projet.. une soirée…
Une pleine lune, une virée, un instant, une pulsion…
Un frôlement, un baiser, une magie…
Un frisson…
Un accord, un avenir, une force, une destinée…
Une étoile, un poème et un verbe “aimer”.”

MidnightSunshine.

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« La maturité commence lorsqu’un individu se sent auteur et responsable de son existence,
lorsqu’il ne demande pas aux autres de le rendre heureux, lorsqu’il n’accuse pas systématiquement les autres de ses propres faiblesses et insuffisances. »

Jacqueline Kellen.

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J’ai toujours rêvé…

J’ai toujours rêvé d’être quelqu’un de bien. Mais tout le problème réside dans la définition que l’on attribue à cette formule : être quelqu’un de bien… est-ce réussir sa vie ? Réussir dans la vie ? Atteindre son idéal ? Ressembler à son idole ? Être parfait ? Est-ce seulement paraître bien aux yeux des autres, ce qui implique uniquement une attitude de forme ?

Quelle qu’en soit la signification, je me dis que la diversité des personnalités et des interprétations contribue à l’équilibre de la société. Tout le monde est “bien” dans un certain sens du terme, mais également “mauvais” dans un autre.

Pour ma part, être quelqu’un de bien est une qualité qui réside en grande partie dans la capacité à ressentir les émotions et à faire preuve d’empathie. Savoir se mettre à la place des autres est, selon moi, la base d’une belle personne. Rien à voir, donc, avec les capacités intellectuelles, le talent ou la performance. Je ne dis pas que ces derniers ne sont pas bénéfiques et avantageux pour la vie de tous les jours ; cependant ils sont purement individualistes et peuvent même parfois rendre une personne détestable.

A la lumière de cela, il me reste donc encore beaucoup de travail à accomplir. Exit le perfectionnisme et bonjour la sensibilité. En d’autres termes, je pense qu’il faut savoir mettre son cerveau sur pause pour pouvoir ouvrir son coeur. Ce qui me fait peur dans cette “règle”, c’est de se perdre dans les autres au point de s’oublier soi-même ; être si attaché au gens qu’on se laisse piéger par leurs travers. Je l’ai déjà expérimenté, en particulier dans mes relations amoureuses. Aveuglée par les qualités d’une personne, on ne peut aboutir qu’à de la souffrance ou de la déception.

Cependant, même si le fait d’être trop optimiste quant à la beauté des âmes qui nous entourent est un défaut, c’est bel et bien le plus beau qui soit, et j’en suis fière. Il est bien sûr synonyme de fragilité… Mais lorsque j’entrevois cette fragilité chez les autres, elle me touche si intensément que j’en oublie les conséquences néfastes qu’elle peut engendrer. Et j’aime l’idée de toucher les gens de la même manière que celle dont ils me touchent ! Je crois donc que, pour moi, c’est cela “être quelqu’un de bien”. Bien sûr, tout le monde n’est pas réceptif à ce trait de caractère. J’irais même jusqu’à dire que seules les personnes qui en ont déjà fait l’expérience sont capables de le déceler. C’est à la fois dommage et très beau : lorsque l’on rencontre un être similaire, il en découle une connexion si forte que cela ne peut engendrer que de jolies choses, comme une amitié sincère et profonde ou un amour passionnel et inconditionnel. Bien sûr le risque de souffrance est toujours présent. Mais je crois que la magie d’une relation forte et complice est bien au-delà de ça.

MidnightSunshine.

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Dans un mois, dans un an…

Depuis toute petite, je me suis toujours demandé ce que je deviendrai dans ma vie. Que serai-je dans un mois, dans un an ou dans une décennie ?

Jusqu’à mes treize ans, la vie était belle : mon innocence juvénile, mon positivisme et les cadeaux que m’avait faits la vie m’incitaient à imaginer le meilleur. Ma route était tracée, et je l’imaginais déjà facile et sans embûches.

Malheureusement la candeur enfantine ne dure pas. Tout a commencé avec la mort de ma grand-mère, ma Bonne Maman que j’aimais tant. Élément déclencheur ou simple cap difficile, cet évènement m’a fait prendre conscience de la fragilité et du caractère éphémère de l’existence. Je décidai donc de la rendre parfaite, pour pouvoir en être satisfaite à tout moment. Je me plongeai dans ma passion pour la performance, et par là dans les sombres abysses d’une vie réglée et sans plaisir.

Mon fantasme aussi pur qu’irréalisable dura quelques années. A vingt ans, il me semblait avoir atteint ma vie rêvée : sportive, mince, jolie, intelligente et travailleuse, je savais précisément ce que j’envisageais pour mon avenir. Des études brillantes, une situation professionnelle enviée par tous et une vie de famille stable et bien ficelée.

Après deux années d’études scientifiques poussées et fructueuses, j’ai cependant dû me rendre à l’évidence : cette idée sordide que je me faisais de la vie n’était pas durable. Ma désillusion est toujours présente aujourd’hui, même si l’obsession de la perfection m’induit encore souvent en erreur. Cette ambivalence m’a permis d’abattre certains obstacles, mais elle a surtout engendré un tournant peu souhaitable dans ma façon d’appréhender les choses. Épuisée par mon acharnement à tout réussir,, et forcée de reconnaître l’échec de ma stratégie, j’ai abdiqué. Plus d’études. Plus de projets. Plus de vie sociale. Plus d’amour-propre. Et par-dessus tout, un manque cruel de confiance en moi.

Aujourd’hui je me remets en selle. Ce travail est difficile, pénible et laborieux, mais j’entrevois le bout du tunnel et sa lumière attirante. Je retrouve peu à peu des émotions plus positives. Mon avenir que je voyais sombre et incertain m’apparaît maintenant palpitant et plein de rebondissements. Je dis Adieu à la perfection et Bonjour aux imprévus excitants. L’amour de la vie m’ouvre de nouveau ses portes et je me jette avec hâte dans l’embrasure, à la fois obscure et baignée de lumière.

MidnightSunshine.

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Atelier d’écriture (02/01/2016)

Regardez cette jeune fille seule.

“Mignonne” me dirait un homme.

“Jolies jambes” ajouterait un autre, les yeux avides.

“Qu’est-ce qu’elle vient faire ici seule, celle-là ?” se demanderait la vieille femme d’à côté, avec un regard réprobateur.

Le regard des autres est empoisonnant. Regard brûlant, regard sanglant ; regard léger, regard rieur ; regard curieux, interrogateur.

Et jugement, bien trop souvent.

Jugement faux, faux jugement, regard tranchant.

Non, nous ne sommes pas notre apparence. Non, nous ne sommes pas nos pensées.

Jugement permanent, jugement sévère, jugement ardent et penchants pervers, jugement blessant.

Et moi je mens, je cache ma colère, et je souris. Je fais semblant de sourire, et mon semblant de sourire les fait rire.

Rires poignants, rires touchants, rires sonores et mots passants, mots tranchants.

Qu’y a-t-il de réellement commun entre cette fille et moi ?

Blancheur, pureté, apparence trompeuse. Innocence, naïveté et confiance vaseuse. Confiance défaillent, confiance vacillante, quasiment inexistante.

Son apparence ment, ne vous y fiez pas. Le monde changera. Pour elle, pour vous, pour moi.

MidnightSunshine.

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